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Bientôt le blockchain utilisé dans l'immobilier en France ?

  • 12 avr. 2018
  • 2 min de lecture



La blockchain est une technologie de stockage et de transmission d’informations, transparente, sécurisée, et fonctionnant sans organe central de contrôle.

Par extension, une blockchain constitue une base de données qui contient l’historique de tous les échanges effectués entre ses utilisateurs depuis sa création. Cette base de données est sécurisée et distribuée : elle est partagée par ses différents utilisateurs, sans intermédiaire, ce qui permet à chacun de vérifier la validité de la chaîne.

Il existe des blockchains publiques, ouvertes à tous, et des blockchains privées, dont l’accès et l’utilisation sont limitées à un certain nombre d’acteurs.

Une blockchain publique peut donc être assimilée à un grand livre comptable public, anonyme et infalsifiable. Comme l’écrit le mathématicien Jean-Paul Delahaye, il faut s’imaginer « un très grand cahier, que tout le monde peut lire librement et gratuitement, sur lequel tout le monde peut écrire, mais qui est impossible à effacer et indestructible. »

La première blockchain est apparue en 2008 avec la monnaie numérique bitcoin, développée par un inconnu se présentant sous le pseudonyme Satoshi Nakamoto. Elle en est l’architecture sous-jacente.

Si blockchain et bitcoin ont été construits ensemble, aujourd’hui de nombreux acteurs (entreprises, gouvernements, etc) envisagent l’utilisation de la technologie blockchain pour d’autres cas que la monnaie numérique.


Cette technologie de stockage et de transmission de l’information, fait l’objet d’une mission d’information à l’Assemblée nationale depuis fin février. Objectif : informer les acteurs publics et économiques sur les enjeux de cette technologie. Un rapport sera rendu d’ici 4 à 5 mois. Elle touche les domaines du secteur de l’immobilier : les normes, les contraintes esthétiques et énergétiques, les transactions, les contrats, les certifications… La blockchain investit à présent les bancs de l’Assemblée nationale dans le cadre d’une mission d’information. Objectif : questionner les usages de cette technologie de stockage dans les différents secteurs de la vie économique. La mission est constituée de 17 membres, issues de trois commissions permanentes : les affaires économiques, lois et finances.


Au programme des prochains mois : auditions de différents acteurs économiques et déplacements en France. Les députés devraient aussi se tourner vers ce qui se fait à l’étranger. « Nous devons rééquilibrer le jeu économique. Nous avons du retard dans l’économie de la donnée, déjà largement dominée par les Etats-Unis et la Chine », estime Laure de La Raudière.




 
 
 

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